Mieux vaut tard que jamais
Par Nicole Barbarin le mardi, novembre 10 2009, 06:54 - Au fil des jours - Lien permanent
De juin à fin octobre 2009, quelques évènements familiaux...
Le 7 juin, j’écrivais au lendemain de la profession de foi de Solange…. Depuis silence radio et donc 5 mois de retard dans la chronique familiale…
Courant juin, Clément est reçu à Dauphine, il commence les cours avant l’été, pour se mettre en chasse d’un stage en alternance. Je ne saurais pas préciser le « titre » de sa formation mais il est je crois surtout content de pouvoir dire qu’il a été reçu à Dauphine.
Le 13 juin, nous étions invités, Papa et moi, aux fiançailles de Benoit Vannini avec Sybille d’Arcy. Nous avons assisté à une messe privée à St Martin de Brethencourt selon le rite extraordinaire, puis Agnès avait préparé un délicieux pique-nique, très, très amélioré, dans le jardin de leur maison à Rambouillet. Nous avons pu faire la connaissance de la famille de Sybille. Etaient aussi présents le parrain de Benoit, Francis, frère de Dominique, avec son épouse Geneviève ; Mamie, Grand Père et Jacques et bien sur tous les frères et sœurs de Benoit, jusqu’à la dernière née (9 avril), sa nièce Faustine, fille de Pierre et Mathilde.
Le lendemain, nous apprenions par mail, le décès d’Olivier Bernard, décédé en Suisse. L’éloignement, les questionnements sur les causes du décès, feront que les obsèques ne seront célébrées qu’à la fin du mois.
Le 21 juin, spectacle d’Irène avec son groupe de théâtre. Elle s’y donne à fond et nous avons passé un moment très agréable, participant à la joie de tous ces jeunes acteurs.
Les 27 et 28 juin : week-end de fin d’année pour le groupe SUF Vallée de Chevreuse, soit pour Blandine, Irène et Solange. Les parents étaient conviés, et nous sommes allés rejoindre tout le groupe pour la traversée de la baie du Mont St Michel. Le départ étant à proximité de chez Aline je lui avais laissé un message et nous avons eu la joie de la voir arriver, juste à temps pour faire la traversée avec nous. Moment merveilleux pour la beauté du lieu, longue marche avec quelques haltes spi, grand rassemblement au pied du Mont avec des prises de flots pour les aînés, puis montée jusqu’à un square pour le dîner. Le lendemain nous avons visité l’Abbaye avant la messe, puis pique-niqué avec le groupe avant de rentrer sur St Rémy. C’était la dernière prestation de Jean Marie et Bénédicte Estievenart, et de Sabine et Jacques Caous avant qu’ils ne passent la main à une nouvelle équipe de chefs de groupe.


Le lundi 29 juin nous étions très nombreux à St Pierre de Montrouge, paroisse de Michel Bernard, pour les obsèques d’Olivier. Philippe célébrait, entouré de nombreux prêtres, la famille était rassemblée autour de Marie Thérèse et Alain, Dominique et Hélène. Damien était venu de Nice, Blandine avait retardé au maximum son départ pour Tours assistant au début de la messe.
Ce fut une très belle cérémonie et nous avons tous été très marqués par l’homélie de Philippe :
Cher Olivier,
En entendant le psaume 41, nous avions le sentiment d’être unis à ta prière : « Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. Quand pourrai-je m’avancer et paraître face à Dieu ?... Mon âme te cherche, toi, mon Dieu ». Cette prière du psalmiste, qui est aussi la tienne, réveille la nôtre. Nous savons qu’au milieu d’une vie où la sécheresse et les déserts n’ont pas manqué, tu cherchais une source d’eau vive. Et, stimulés par ton exemple, nous nous interrogeons : « Sommes-nous aussi désireux que toi d’avancer, de paraître face à Dieu ? Avons-nous, autant que toi, soif du Dieu vivant » ? Voilà le cadeau que tu nous fais, en ce moment. Frères et sœurs, les lectures de cette Messe ont été choisis par Marie-Thérèse, la maman d’Olivier, tout simplement parce que ce sont celles du jour où elle a appris son décès. Quels textes l’Eglise proposait-elle à notre méditation, le jour où Olivier est parti ?Nous avons d’abord entendu ce passage douloureux et rempli d’espérance de la seconde épître aux Corinthiens, où l’Apôtre médite sur sa mission. La Providence fait que c’est justement aujourd’hui que se termine « l’Année Saint Paul », au cours de laquelle nous avons contemplé la figure extraordinaire de ce messager de l’Evangile, et ouvert nos cœurs et nos intelligences à son enseignement.
Sans doute, Marie-Thérèse a-t-elle choisi cette page, car elle exprime sans doute assez bien l’état dans lequel elle se trouve, avec Alain, ces jours-ci : « Nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; terrassés, mais non pas anéantis… » En fait, dans ces expressions, nous reconnaissons aussi la vie d’Olivier, qui n’arrivait pas vraiment à trouver son chemin dans notre société, mais dont l’espérance et la foi demeuraient fidèles, fortes, exigeantes et lumineuses pour nous.
Saint Paul est comme dépassé par sa mission. La foi est un « trésor », le bien le plus précieux de nos vies, nous confie-t-il, mais je n’arrive pas à le porter, car je ne suis qu’un « vase d’argile », une « poterie sans valeur ». Ces phrases, nous imaginons sans peine qu’elles avaient place dans le cœur d’Olivier, nous les voyons bien venir sur ses lèvres ou sous sa plume. Plusieurs fois, il m’a envoyé des reproductions de certains de ses tableaux - j’en ai en ce moment sous les yeux. Un jour, il y avait joint un texte sur l’olivier, qui exprime à peu de chose près, les sentiments contrastés de Paul dans cette épître. En voici un petit passage :
« C’est un arbre célèbre par sa beauté, sa longévité, son fruit : l’olive. Il pousse dans les pays européens et est le symbole d’un climat presque toujours méditerranéen. Il peuple les jardins et les forêts de tout le pourtour chrétien, juif ou musulman du bassin de la mer dont est issue la civilisation antique. » Contemplant l’arbre noueux, Olivier continuait : « Etonnante cette permanence, cette paix, qui ne semble pas avoir été acquise facilement. Les troncs des oliviers en effet sont souvent pleins de méandres, comme si la vie hésitait en eux ; à la direction incertaine des branches, on devine de rudes combats, une intériorité blessée… Pourtant l’arbre porte une fabuleuse espérance, il témoigne que la vie même, quand elle est traversée par la souffrance, peut être offerte pour apporter des fruits dont le monde entier a besoin, et plus particulièrement cette terre du Moyen Orient ». Des lignes impressionnantes !
Quant à l’Evangile des Béatitudes, la perle de l’enseignement de Jésus, c’était aussi la lecture du jour, en Saint Matthieu, quand ses parents ont appris le décès d’Olivier. Y a t-il quelqu’un sur la terre qui soit l’homme des huit Béatitudes, à part Jésus ? Olivier était-il un « cœur pur » ? Je ne sais pas. Ce n’était pas toujours un « doux » ; il y avait en lui beaucoup de violence. Nous en avons été parfois les témoins ; c’est une violence que nous comprenions et dont nous devinions l’origine. Elle suscitait aussi notre affection et notre prière pour lui.
Etait-il un artisan de paix ? On trouve une réponse dans la belle amitié dont il était entouré par beaucoup d’entre vous et qui s’est manifestée de manière si étonnante et réjouissante, le jour de ses 40 ans. Dans une vie, dont il voyait qu’à l’image de son olivier bien aimé, elle était remplie de nœuds et de difficultés, nous qui prions pour lui ce matin -et bien d’autres qui l’ont approché-, nous avons perçu une lumière qui venait d’ailleurs. Artisan de paix, peut-être,… indice du royaume, Olivier l’a sûrement été pour beaucoup. En présentant le choix de ce texte, tu me disais, Marie-Thérèse : « Une chose dont je suis sûre, c’est qu’Olivier était un affamé et un assoiffé de justice », un point que tu saurais mieux expliquer que moi.
Personnellement, ce qui m’a touché, c’est la première béatitude, « Bienheureux les pauvres en esprit.. », celle qui résume toutes les autres. Dans la Bible, les « pauvres de Dieu », on les voit partout, et Olivier, au milieu de nous, était vraiment un pauvre, on peut le dire. Je le voyais s’inviter de temps à autre à l’évêché de Moulins, puis à Lyon, surtout quand il redescendait des Monts Voirons ou de Currière, après un petit séjour auprès de sa chère tante Anne, sœur Laude, qui est certainement unie à nous en ce moment. Un « pauvre », Olivier l’a été : il avait le Royaume de Dieu en lui, et il savait nous le donner.
Un miséricordieux, aussi. Je l’entends encore un jour, à Fourvière, m’annoncer : « Je suis entré chez les coopérateurs souffrants de Mère Teresa ». Et comme je lui demandais un peu d’explication, il m’a dit : « Mère Teresa a voulu que tous ceux qui ne trouvaient pas de chemin pour leur vie puissent offrir leurs souffrances. Tant de causes, tant de pauvres et de malades, dans le monde, en ont besoin. Et je me suis dit : ça, c’est pour moi ». N’est- ce pas le même message que celui du texte sur l’olivier ?
La vie, même quand elle est traversée par la souffrance, peut être offerte et porter du fruit. Auprès de quelqu’un qui va mal, on nous a surtout appris à garder le silence, parce qu’on ne sait pas ce qu’est la souffrance d’autrui. C’est sage, même si parfois, on peut aussi dire un mot ou l’autre. Mais c’est beaucoup mieux quand celui qui souffre parle de lui-même. Il explique que cette souffrance, qu’il n’arrive pas à accepter, il parvient, dans sa foi, à l’offrir. Ce jour-là, vraiment j’ai beaucoup appris d’Olivier. Et souvent, depuis, je cite son exemple sans le nommer, espérant que sa découverte spirituelle puisse devenir comme une porte qui s’ouvre pour tant de gens qui se sentent dans une impasse et qui cherchent un chemin vers la lumière.
Je terminerai par Saint Paul, frères et sœurs. Vous avez entendu, comment, au terme de sa méditation sur son ministère, presque épuisé, l’Apôtre dit : « La mort fait son œuvre en nous, et la vie fait son œuvre en vous ». Voilà le cadeau que je souhaite de la part d’Olivier, à chacun d’entre nous. « Avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée », dit la liturgie. Olivier sait maintenant quel est son chemin, mieux que nous, nous ne connaissons le nôtre. J’espère qu’avec l’aide du Seigneur, cette étape, si douloureuse, portera en chacune et chacun de vous, son fruit de vie. >
et le mot de Michel :
Cher Olivier,
Au début de ce mois de juin, tu m’appelles un mercredi soir. Tu vas très mal. Tu as peur de mourir. Tu me demandes de venir le lendemain pour t’administrer le sacrement de l’onction des malades. Et le lendemain tu vas beaucoup mieux. Tu n’es pas sûr d’avoir besoin de ce sacrement. Finalement tu préfères tout de même le recevoir. Nous commençons par prendre le thé et discutons de ton séjour à Vézelay où tu as peint une très belle icône de Jésus. Tu reçois le sacrement de l’onction des malades. Nous prions ensemble. Tu me raccompagnes à pied, cinq à dix minutes, jusqu’au métro Picpus. Le lendemain vendredi tu me rappelles ; tu te sens de nouveau très mal et tu m’annonces que tu pars en Suisse. Tu es bien parti de chez toi. Inquiets pendant plusieurs jours, nous apprendrons par la police que tu es en Suisse, que tu as été hospitalisé le samedi et que tu es décédé le dimanche matin, à la suite d’un problème cardiaque. Cette nouvelle nous accable. Les mots sont faibles pour décrire les émotions violentes qui nous traversent. Est-ce vrai ? Comment cela est-il arrivé ? Avec ton départ, c’est aussi une partie de nous-mêmes qui s’en va. Que faire de tous ces souvenirs qui remontent à notre mémoire ? Ces années vécues ensemble, toutes ces tranches de vie, les amitiés partagées à Boussy, à Vincennes, à Paris, toutes ces parties d’échecs, de ping-pong, de foot jouées ensemble, et tant d’autres moments, partagés avec ta famille, tes amis ou tes collègues. Beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire en voyant un tube de dentifrice que tu as laissé ouvert. C’était un peu ta signature et en le disant je devine ton sourire. Et soudain comme un accès de folie, j’ai envie d’acheter une dizaine de tubes de dentifrice et de les laisser ouverts comme d’autres pourraient allumer une dizaine de bougies. Mais à quoi bon ? Alors devant ce vide revient la phrase terrible et salutaire du livre de Job : « le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, béni soit le nom du Seigneur ! ». Dieu nous donne les mots que nous n’oserions pas dire tout seul. Comment croire que notre vie est dans la main de Dieu ? Oui, nous sommes guettés par le sentiment de la révolte, du scandale ou de l’échec. Et pourtant, seul Dieu connaît le vrai poids de nos vies. Je sais que tu as des choses à nous apprendre. Tu vivais avec la maladie et cela ne t’empêchait pas de te tourner vers les autres et de les aider. Tu voulais même donner un sens à cette maladie, en offrant tes souffrances pour aider les sœurs et les frères de Mère Teresa. A nous maintenant de ne pas nous enfermer dans la souffrance et d’apprendre à l’offrir. Samedi, devant la façade de la cathédrale Notre-Dame, je regardais le Christ ressuscité qui montre ses mains transpercées. C’est bien le même qui a été crucifié et qui est ressuscité. Tel est le cœur de notre espérance. Prions pour que ceux que tu as connus sur cette Terre, tes deux grand-pères en particulier, puissent t’accueillir dans les demeures éternelles, là où il n’y a plus ni larmes ni douleurs. Nul doute que tu pourras être avec nous autrement. Nous prions pour toi et pour que à ton tour tu puisses nous aider, nous les pauvres pèlerins en marche vers notre patrie du ciel. Ne nous oublie pas. Je termine par une grande découverte théologique et une bonne nouvelle pour toi, Olivier : au ciel on n’a pas besoin de fermer les tubes de dentifrice. Tu me pardonneras cette familiarité.
Au retour de ton voyage en Inde tu nous as laissé des paroles particulièrement belles.
(Je laisse Dominique nous les redire : ) En parlant des bougainvilliers joliment remplis de fleurs tu écrivais : « elles s’ouvrent et offrent gratuitement leurs parfums et leurs couleurs. » Et tu ajoutais : « Puissions-nous, nous aussi, laisser ainsi notre touche inimitable sur la palette terrestre. Chacun est dans une certaine mesure irremplaçable. » Et plus loin tu ajoutais : « Le secret de l’exclus c’est sans doute qu’il laisse la personne, qui nous habite et nous dépasse tous, se déployer en Lui. C’est alors un autre, l’Autre (avec une majuscule), qui vit en nous et diffuse sa paix, sa joie, son humanité. » Tu as laissé cet Autre se déployer en toi, en particulier avec une prière que tu aimais bien, celle de Charles de Foucauld, que nous redisons pour toi :
Isaure, avait beaucoup hésité à venir prier avec nous, mais elle sentait qu’approchait la naissance du bébé…! Théophane a pointé son petit né le lendemain, mardi 30 juin. Alléluia !
Qui est le plus fier ? le père, le frère ?



Toute cette famille heureuse est arrivée à St Rémy le 8 juillet, pour que nous fêtions dignement l’anniversaire d’Isaure… ou plutôt pour préparer le baptême de Théophane le samedi suivant, le 11 juillet. Pour l’occasion Monseigneur est venu à Paris, à Ste Félicité, et a baptisé son nième petit neveu dans la chapelle de la clinique en présence des religieuses de la maternité, et de la famille. Côté Barbarin, André était venu seul, Sara étant en déplacement professionnel ; Damien n’avait pas pu venir, Mamie, Grand Père et Jacques étaient déjà partis pour St Rémy des Landes. Les grands-parents d’Isaure, sa tante Gino, ses parents, frère et sœurs étaient présents, il manquait le parrain, un cousin de Bénédicte de Trémiolles, mais il a été représenté par Bruno de Trémiolles, la marraine, une amie d’Isaure était venue de Lyon. Très belle cérémonie, suivie d’un repas à St Rémy lès Chevreuse.
Le 13 juillet, Blandine, Irène et Solange partaient en camp de guides dans la Drôme jusqu’au 30.
La famille d’Etienne rentrait à Rouen, et il était prévu que j’aille chercher Isaure et ses garçons le lundi suivant pour passer une semaine à St Rémy des Landes. Cependant, Isaure étant hospitalisée suite à une infection grave, j’ai passé la semaine à Rouen d’abord pour m’occuper d’Arthur, puis pour aider Isaure à sa sortie de l’hôpital. J’ai pu aller jusqu’à Dieppe avec Arthur pour rendre visite à Anne Lise et Philippe Baron. Ils ont un merveilleux lapin non pas nain, mais géant qui a fait le plaisir d’Arthur !
Ensuite, les parents d’Isaure ont pris la relève, puis ont emmené Isaure et les enfants en Bretagne où Etienne les a rejoints un peu plus tard.
Priscille est reçue au bac ES dès l’écrit. BRAVO !
Du 3 au 20 août, nous étions à Biscarosse, Papa, Irène, Solange, Blandine et moi. Exceptionnellement il n’y avait pas Isabelle et ses enfants ; avec Henri et Brunelle ils étaient en Afrique pour le voyage des 18 ans de Brunelle. Janessandre est venue passer quelque temps avec nous, ainsi que Domitille. André et Sara ont passé deux week-end avec nous. A leur retour, Isabelle et Brunelle sont venues nous voir, et avec Papa nous sommes allés dîner à Bordeaux avec Henri et Isabelle.. Priscille nous avait rejoints après avoir passé du temps avec des amis.
Le 20, départ en vue du mariage de Louis Roqueplo et Marie Astrid de Clock à Béziers.
Nous avons laissé Priscille partir vers Bordeaux avec Brunelle, (elle nous retrouvera à Béziers avec les Ameye) ; et sommes partis pour Toulouse avec Blandine, Irène et Solange. Les filles ont campé chez André et Sara ; nous avons couché à l’hôtel. A notre arrivée nous avons trouvé Sara souffrant d’une sciatique très douloureuse ; je crains que notre venue ne l’ai incitée à faire plus que ce qu’elle aurait du. Elle doit renoncer à accompagner André au mariage. Nous sommes repartis le vendredi matin ayant décidé de faire halte à Carcassonne ; ce sera trop court pour tout apprécier, et nous sommes arrivés le soir chez Patricia Tardy qui habite un vaste appartement au centre de Béziers. Très gentiment, elle s’est occupée pour nous du coiffeur pour moi, des repas, de notre couchage et accompagnera Blandine à la gare le dimanche pour nous permettre de retrouver la noce à la messe prévue dans une chapelle près de chez les parents de Marie Astrid.
Le 22 août, La messe de mariage de Louis et Marie Astrid est célébrée par Mgr dans la cathédrale de Béziers.
La réception est très réussie chez les parents de Marie Astrid, cocktail et repas dans le parc, soirée en plein air…Outre Sara clouée sur son lit, Damien n’avait pas pu être là ; Clément, rentré la veille de son camp de scouts, nous avait rejoint en train le samedi matin ; Etienne et Isaure n’avaient pas pu envisager de traverser la France avec leurs deux petits.
Retour pour Paris, le dimanche après-midi après un court pique-nique à la Tamarié, chez les de Clock. Blandine a pris le train directement pour Tours ; Clément est parti pour Nice retrouver son frère… et Bénédicte. Priscille est pressée de rentrer, elle doit partir le lendemain pour 4 jours de camp jeannettes.
Septembre : rentrées scolaires pour Irène en 1ère S et Solange en 4ème au Lycée et Collège St François d’Assise de Montigny le Bretonneux ; puis Priscille a fait sa rentrée à l’IUT Descartes, rue de Versailles à Paris en section Carrière sociale, assistante sociale ; Clément cherche une colocation à Paris et une stage en alternance pour son année à la Fac de Dauphine. Papa en a terminé, ou presque, avec les trajets sur Chauffailles (Chambéry est fermé) ; il est pratiquement toujours à Vierzon et peut se permettre de rentrer une fois par semaine à St Rémy.
Le 18/19 septembre, avec Papa, nous avons profité, enfin, du cadeau de Noël 2008 de nos enfants et sommes partis dans la région de Reims pour une nuit au château de Courcelles. Visite des caves Mercier à Epernay, nuit au Château, messe à Reims, retour par le château de Chantilly. MERCI les enfants, c’était très agréable.
Le 26 septembre, nous partions pour la Vendée… pour le mariage de Benoit Vannini et Sybille d’Arcy à proximité de la Roche sur Yon.
Le vendredi soir, Blandine est partie directement de Tours avec Thomas Vannini, Damien est arrivé de Nice sur Orly, Etienne Isaure et leurs enfants ont fait halte à la maison et nous sommes partis tous ensemble le samedi matin pour un gîte près de chez les d’Arcy. Une très belle messe est célébrée dans l’église de St Pierre des Clouzeaux ; elle est comble, mais l’assemblée est très priante.

La réception est chez les parents de Sybille, d’abord dans le parc, puis dans plusieurs salles. Les mariés font une arrivée spectaculaire en balançoire ! l’ambiance est chaleureuse et joyeuse. Le soir, des braseros auprès desquels se réfugient les plus frileux, diffusent une douce chaleur. Le lendemain après la messe dans la même église que le mariage, qui parait brusquement plus grande bien que nous soyons assez nombreux cependant, un pique-nique chez les parents de Sybille nous restaure avant de reprendre la route. Damien part avec Mamie, Grand-Père et Jacques…. Et tombe en panne sur l’autoroute : boite de vitesse automatique hors service. Nous arrivons juste derrière eux et attendons ensemble la dépanneuse, ce qui évitera aux grands parents et à Jacques de devoir se hisser dans le camion…. Le temps de rejoindre le garage, d’appeler l’assurance, d’avoir un taxi pour les emmener au Mans, et d’avoir enfin une voiture de location… le retour aura pris quelques heures de plus que prévu… et c’était un peu inhabituel de voir Irène et Solange travailler sur une aire d’autoroute !
Le 3 octobre, nous étions invités au Martroy pour une soirée 1930 – 1950 ; seuls Papa et moi y sommes allés, l’un en rocker, l’autre plutôt en noir, jupe gonflée comme en 1950.
Fin septembre, début octobre, se sont les week-end de rentrées SUF : Clément transmet la troupe, Priscille continue à la ronde SUF Vallée de l’Yvette ; Blandine est investie cheftaine de la compagnie guide SUF Vallée de Chevreuse, où sont ses sœurs.
Le 10 octobre, c’est le mariage de Pierre Yves Ameye et Caroline Peiffert à St Médard en Jalles.
Les Ameye sont nombreux, presque au complet, ce qui n’est malheureusement pas le cas des Barbarin. Chez nous, ne manquent que les « Etienne » ; Sara et André retenus en début d’après-midi par le mariage d’une grande amie de Sara nous ont rejoints pour le dîner, ils profitent de cette réunion familiale pour annoncer une naissance en mai prochain (félicitations à tous deux et voeux de bonne santé à Sara pour les mois à venir) ; Blandine qui a pris le train vendredi soir depuis Tours a été hébergée par les Tapol qui récupèrent Clément à la gare le samedi. Damien arrive directement de Nice le samedi matin et Papa va le chercher à l’aéroport ; il déjeune avec nous chez les Mellac où nous sommes arrivés le vendredi soir. Philippe est venu pour la cérémonie à l’église de St Médard où nous retrouvons de nombreux amis. Geneviève de Luzan anime les chants, l’assemblée est très priante et ce fut très beau. La réception est préparée dans un très beau cadre sur les bords de la Dordogne et nous profitons des derniers rayons du soleil sur la terrasse avant le dîner dans une grande belle salle où chacun trouve place. Le lendemain nous nous retrouvons dans le jardin des Ameye pour un pique-nique avant de reprendre la route vers Paris.
Le 18 octobre : Papa achète sa JAGUAR, une XJ6 modèle 2, gold

Je fais aussitôt un mail à Arthur qui me répond immédiatement… et vient voir la voiture huit jours plus tard !
Car Etienne et Isaure viennent le dimanche 25 afin que nous partions pour Aigurande le lundi matin, Isaure et les garçons, Irène, Solange et moi. Il y fait un temps magnifique, très doux et nous déjeunons même dehors le jeudi midi. Nos promenades nous permettent de ramasser une grande quantité de châtaignes que Isaure et Irène, un peu aidées par d’autres, vont ébouillanter, décortiquer, râper, et transformer en confiture et crème de marron. Il a presque fallu peser les pots pour faire la répartition entre les deux maisons.

Le 1er novembre nous avons fêté l'anniversaire de Grand Père à la maison. Dominique, Agnès, Thomas, Anne Laure et Pauline nous ont rejoints pour le dessert.
Les obsèques de François-Xavier Gelin ont été célébrées mardi 3 novembre, il avait un cancer du pancréas depuis 4 ans. Ce fut l’occasion de revoir la famille Roy. La dernière fois que nous avions vu François Xavier c’était à Paris lorsque nous étions allés voir sa pièce de théâtre ; il avait alors terriblement maigri.
Anne Laure est entré chez les soeurs Adoratrices du Coeur Royal de Jésus Christ Souverain Prêtre le 8 novembre.
Ses parents, Thomas et Pauline l'ont accompagnée et en ont profité pour visiter Florence. Dominique nous a envoyé quelques lignes sur cet événement :
++Nous sommes arrivés jeudi soir à Pise en avion de Beauvais par Ryanair. Nous avons loué une voiture et sommes arrivés au séminaire à Gricigliano dans la nuit. Gricigliano est proche de Sieci, à coté de Florence.
Le lendemain, nous sommes allés à la messe chez les soeurs en fin de matinée. Ce fut notre premier contact. Nous avons ensuite pris le dernier repas, offert par Anne Laure, dans un petit restaurant de Fiesoli puis nous avons visité les lieux typiques de Florence (la place de la Seigneurie, le Ponte Vecchio, ...). Aux Vêpres, nous étions de retour chez les soeurs puis nous avons mangé avec la communauté. Elles sont une quinzaine, très gaies. Le repas n'était pas en silence : nous avons découvert qu'une religieuse avait vu Thomas aux USA et une autre a croisé Pierre à Nyoiseau. Le monde est vraiment tout petit ! Nous avons laissé Anne Laure et sommes remontés dormir au séminaire. Il est situé à 2 km du couvent des soeurs.
Le lendemain, tous les 4 (Thomas, Pauline et nous 2), nous sommes allés à Florence visiter le couvent Saint Marc, voir les superbes peintures de Fra Angelico. A 15 h, de retour à Gricigliano, la mère supérieure nous a fait visiter le couvent puis nous sommes restés une bonne heure avec Anne Laure. Nous l'avons laissée après les vêpres. Le lendemain dimanche, nous sommes passés dans l'après midi lui dire au revoir en redescendant vers Pise où nous avons pris l'avion à 20 h pour Beauvais.
Nous avons laissé Anne Laure sous la pluie. Elle était gaie et plaisantait de sa nouvelle tenue vestimentaire (le trousseau qu'elle avait préparé avec Agnès).
Les visites seront autorisées dans 6 mois. Nous avons eu la sensation que la mère supérieure gère tout ce monde avec bonne intelligence. (rappel : Elles ne sont pas cloîtrées).
Pour en savoir plus, voici le site de l'Institut : <france@icrsp.org>++
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Dernière information : le très probable licenciement de Papa, qui accueillera cette décision avec soulagement… lorsque tout sera négocié.
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